Raku Yaki

 
Extrait de : L'art de la poterie : Japon-France, par un potier / William Lee 1913
 
Faïences dites Raku Yaki
Vers 1550, un Coréen du nom d’Ameya vint au Japon, où il se fit naturaliser. Il s’établit à Kyoto en qualité de potier et fut le premier à fabriquer la faïence dite Raku yaki.
Plus tard, changeant de nom, il se fit appeler Sasaki Sokei ; son fils, nommé Tanaka Chojiro, continua à exercer le métier de son père.
Les poteries fabriquées par le père et le fils portaient les noms de Kiyo yaki et d’Imaraku.
Le petit-fils de Sasaki, nommé Kichizaiemon, reçut comme cadeau, en 1580, de Taiko Hideyoski un cachet en or portant le caractère Raku, qui signifie jouissance, plaisir, et qu’il lui ordonna d’apposer sur chaque objet qu’il fabriquerait.
 
Cet ordre fut cause que l’on donna à partir de ce moment le nom de Raku yaki aux produits de Kichizaiemon. Ces faïences fabriquées, sans aucune modification, de père en fils, jusqu’à nos jours, onze générations successives, existent encore actuellement à Kyoto. Les chajin préfèrent encore actuellement ces faïences par suite de leur beauté et de leur élégance ; comme elles sont fort tendres, elles produisent en outre « lorsqu’on les porte à la bouche, une sensation agréable. Elles ont de plus la propriété de conserver longtemps la chaleur. Par suite de ces différentes raisons, les principaux objets fabriqués avec cette faïence sont des théières et des tasses ; on fabrique pourtant aussi d’autres objets en Raku yaki.


Matières premières
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Rikyu